Développer les Voies Navigables de l’Est
Le blog de la CCI Sud Alsace Mulhouse:
Des actions de lobbying menées pour le développement des voies navigables dans l’Est de la France, voilà la vocation de ce Consortium International, à découvrir sur son nouveau site internet www.consortium-rhin-rhone.eu.
Un Consortium International
Le Consortium International pour le Développement des Voies Navigables mène des actions de lobbying dans l’Est de la France et le Rhin Supérieur (Allemagne et Suisse). Sa priorité ? Œuvrer pour la réalisation d’une liaison fluviale entre le Rhin Supérieur (voire la Mer du Nord) et la Méditerranée, entre autres.
Etude corridor Mer du Nord – Médittérannée : le projet SMSR exclu de l’étude
Lors des ateliers tenus à Lyon le 15 juin et à Strasbourg ce 17 juin de lancement de l’étude pilotée par VNF sur le corridor Mer du Nord -Méditerranée, le projet SMSR a été exclu tant du périmètre d’étude que de la carte de présentation des éléments infrastructurels de ce corridor. Explication de VNF (M. Ziza) : comme le projet SMSR s’inscrit au-delà de 2050, il a été retiré du Corridor MDN-M (Mer du Nord-Méditerranée, comme du « réseau central » du RTE T (corridor et « réseau central » indiquent les projets à réaliser pour 2030).
J’ai fait remarqué à M Ziza que « au-delà de 2050 « pour SMSR est l’horizon affiché par la France, mais que l’horizon officiel de l’Union Européenne est bel et bien 2030. Je lui ai donc demandé (l’après-midi) de préciser si la carte du Corridor qu’il présente (donc sans SMSR) reflète la position officielle réactualisée de l’Union Européenne (suite aux annonce du Gouvernement français) ou si elle constitue une version du corridor adaptée par VNF pour cadrer son étude… Il m’a répondu qu’il allait vérifier la position officielle de l’Union Européenne vis-à-vis de SMSR (toujours dans le corridor et le réseau central ou pas) et m’en faire part par mél.
Ce qui est clair : VNF, alliée dans cette étude à RFF, privilégie clairement une solution ferroviaire « optimisée » pour assurer la liaison entre le bassin du Rhin et la port de Marseille ; ferroviaire pure (en identifiant les points de contraintes à éliminer) ou une solution fluvio/ferroviaire par l’aménagement du la Saône-amont (jusqu’aux environs de Vesoul) et l’articulation à ce niveau avec le ferroviaire fret (s’il est démontré que cette option intermodale qui génère une rupture de charges supplémentaire par rapport à l’option ferroviaire pure est viable et rentable).
Il est à ce propos rappelé que la liaison ferroviaire existante actuellement entre Strasbourg et Marseille passe par la Lorraine…
SMSR n’est donc plus une hypothèse de travail, de VNF dans le cadre de cette étude. L’ensemble des participants s’accordent pour privilégier désormais l’option ferroviaire ou fluvio-ferroviaire.
A cet égard, ai simplement rappelé la position officielle du Consortium qui est la défense du projet SMSR, même si cela ne soit pas exclure, pour le court et moyen terme, une prise en compte réaliste et pragmatique d’une option ferroviaire . J’ai aussi rappelé que le Consortium avait été reconnu comme « partenaire associé de VNF » dans le cadre de cette étude, ce qui n’apparait pas dans les documents présentés.
Autres points à relever :
- l’étude corridor doit mutualiser les études existantes, donc (en réponse à ma question), les études SMSR seront versées » en l’état » dans l’étude corridor, mais ne seront pas poursuivies ou achevées
- l’étude vise réellement a identifier les moyens de provoquer un transfert modal massif de la route vers le fluvial et le ferroviaire et de proposer un plan d’action
- de nouvelles réunions sont prévues à l’automne, notamment à Marseille le 20 septembre.
Patrick HELL – Secrétaire Général
Le Plan Incliné de Saint-Louis Arzviller à l’arrêt
16 juillet 2014
Suite à un incident mécanique survenu jeudi 10 juillet sur le chariot-bac, le plan incliné de Saint-Louis Arzviller est indisponible.
Un an pratiquement jour pour jour après l’incident qui avait immobilisé l’ouvrage durant 10 mois, le plan incliné a subi une nouvelle avarie qui l’immobilisera au moins jusqu’à la fin de 2014.
Questions au Gouvernement (SMSR)
9 juillet 2014
Réponse du Gouvernement aux questions écrites initiées par le Consortium et relayées par une trentaine de parlementaires
En février dernier, le Consortium avait fait parvenir à une sélection de contacts parlementaires des propositions de « questions au Gouvernement », portant sur la valorisation du transport fluvial (dans le cadre du développement durable) et sur l’avenir du projet « Saône-Moselle, Saône-Rhin » et à ce titre sur la nécessité d’achever les études en cours, suspendues dans le cadre des travaux de la Commission « mobilité 21 ». Rappelons que cette dernière avait pour mission d’apprécier l’opportunité des projets d’infrastructures de Transports inscrits au SNIT (Schéma National des Infrastructures de transport » et de les hiérarchiser. Les conclusions de cette commission ont été validées par le Gouvernement en juillet 2013, entérinant le report du projet « Saône-Moselle, Saône-Rhin », au-delà de 2050.
Une trentaine de parlementaires a déposé des questions au Gouvernement en ce sens, suite à la sensibilisation entreprise par le Consortium. La réponse du Gouvernement est invariable et résonne ainsi :
Publié le 19/06/2014 :« Le projet de schéma national des infrastructures de transport (SNIT) présenté par le précédent Gouvernement comportait 245 milliards d’€ d’opérations à réaliser sur 25 ans, sans préciser ni les priorités, ni les solutions de financement nécessaires à sa réalisation. Dans son rapport remis le 27 juin 2013, la Commission « Mobilité 21 » recommande d’intensifier l’effort de conservation et de modernisation des réseaux existants, afin d’assurer une meilleure qualité de service, de régularité et de confort pour les usagers et de permettre à tous les territoires de bénéficier de transports performants. Sur ces bases, le Premier Ministre a annoncé, le 9 juillet 2013, un plan d’investissement pour la croissance, dans lequel était intégré un volet déplacements, mobilité et transports. Le Gouvernement s’est ainsi fixé comme référence le scénario le plus ambitieux présenté par la commission. La priorité donnée à l’amélioration des réseaux existants trouvera notamment sa concrétisation à travers la prochaine génération de contrats de plan Etat-régions, dont l’élaboration est en cours, qui comprendra un volet « mobilité durable. Il s’agit dans les prochains mois de définir, en partenariat avec les collectivités, les opérations prioritaires de désenclavement, de décongestion, de modernisation et de développement des réseaux. Par ailleurs, 30 milliards d’€ de grands travaux seront engagés d’ici 2030 pour accélérer le traitement des nœuds ferroviaires, lancer la réalisation d’un nombre important de grands projets, développer les liaisons entre les territoires et améliorer la sécurité ainsi que la qualité des transports du quotidien. Ces priorités nationales seront actualisées tous les 5 ans pour tenir compte des nouvelles dynamiques territoriales, de la saturation du réseau existant et tirer les conséquences de la reprise de la croissance ».
S’agissant plus particulièrement du projet de liaison fluviale à grand gabarit Saône-Moselle, Saône-Rhin, la Commission « Mobilité 21 », considérant que ce projet s’inscrit dans un logique de réalisation qui peut aller de long à très long terme, l’a classé dans les projets à horizons plus lointains, après 2050, quel que soit le scénario financier considéré. Compte tenu de cette perspective, la poursuite d’études sur le projet serait contraire au principe de responsabilité budgétaire, auquel le Gouvernement est attaché.
Commentaire:
Comme l’avait souligné Françoise Branget lors de l’assemblée générale du Consortium du 30 juin drnier, l’effort d’investissement pour la France, en termes d’infrastructures de transport, se chiffrait donc à 245 milliards d’€… mais répartis sur 25 années, soit 9,8 milliards d’€ par an ! Un effort somme toute à la hauteur des capacités d’investissement des collectivités françaises, d’autant plus que la plupart des projets sont éligibles à des subventions européennes, (allant jusqu’à 40 % de leur coût), et ce d’autant plus qu’il s’agit en l’occurrence de projets d’avenir, avec à la clé effet multiplicateur des investissements, levier de développement économique, créations d’emplois. A titre de comparaison, le seul déficit de la sécurité sociale se chiffre à 12,5 milliards d’€ en 2013… Toujours est-il qu’il convient de cibler désormais l’échéance 2017 qui verra la révision des décisions consécutives aux préconisations de la Commission « mobilité 21 », comme il convient également de rappeler que l’Union Européenne qui a inscrit le projet « Saône-Moselle, Saône-Rhin » dans le cœur de son réseau transeuropéen transports (RTE-T), ainsi qu’au sein du corridor n°9 Mer du Nord-Méditerranée, revendique sa réalisation pour… 2030 !
Carte: corridor européen Mer du Nord Méditérrannée : il comporte
deux projets fluviaux : Seine-Nord et Saône-Moselle, Saône-rhin.

AG mixte des Editions de la Navigation du Rhin
Bonsoir,
je vous rends compte de ma participation à l’AG mixte des Editions de la Navigation du Rhin, qui publie NPI, et dont nous sommes actionnaires.
La situation s’est fortement dégradée en 2013 au point que l’exercice présente un déficit de 38K€, qui se cumule avec les résultats négatifs des années précédentes pour atteindre 119K€. De ce fait, les capitaux propres ne se montent plus qu’à 1 696€ !
Compte tenu des perspectives favorables qui se profilent, notamment grâce à VNF : abonnements en ligne, travaux à façon etc…, la poursuite d’exploitation a été décidée par les actionnaires.
Le gérant fera les publications réglementaires s’agissant de fonds propres inférieurs à la moitié du capital.
Les actionnaires se reverront en octobre pour faire un point sur la situation par rapport aux développement attendus et pour avoir une projection financière quant à la fin de l’exercice. Je ne manquerais pas de vous tenir informés de la suite de ce dossier.
A votre disposition pour tout complément.Bien à vous.
Jean-Michel ZORN Vice-Président et Trésorier
49, rue des Chaumes
67400 Illkirch Graffenstaden
TEL : 00 33 (0)6 35 13 71 49MAIL : jeanmichel.zorn@free.fr
Conseil d’Administration – 4 juillet 2013